1-Situation : cliquez ici2-Histoire: L’histoire
de Ghazaouet commence avant même qu’un
nom ne
fut donné à cette région de la côte ouest Algérienne, mais nul besoin
de remonter si loin. La baie de Ghazaouet avait dès la plus haute
antiquité attirée l’attention et la convoitise des navigateurs et autre
envahisseurs de par sa situation privilégié et autre par sa
configuration d’abris aux navires. Les Grecs mais surtout les
Phéniciens aurais laissés des traces de leur passage, quand aux Romains
ils y auraient fondés Ad-Fratres nom qui signifie
‘près des
deux frères’, vraisemblablement les deux rochers qui s’élèvent dans la
bais, emblème de la ville actuelle. Ghazaouet aurait été donc un poste
militaire de l’ancienne Mauritanie Césarienne qui aurait servit à
surveiller les mouvements des tribus ennemies du Maroc. Les tribus qui
habitaient cette région à cette époque s’appelaient les Herpiditanes.
Sur la
colline qui
domine la ville actuelle à
l’est et sûrement sur les ruines d’une ancienne ville romaine se
trouvait la ville Berbère de Taount –qui veut
dire entre autre ‘poste d’observation’- fondée par la tribu Berbère les
Beni Mansour,
cultivant jardins et vergers et pratiquant le commerce avec les pays
voisins, le langage en vigueur aurait été sans doute le berbère et
l’arabe. Après la chute de l’empire ‘Almoravide’
dynastie Berbère (1061-1147), Taount passa aux
mains des ‘Almohades’ (1147-1238), et les
peuplades ‘Matghariennes’ qui habitaient la région
furent placées sous leur autorité.
Au xiii siècle, la qualité de
la région de
point de liaison maritime et terrestre (Tlemcen, Nedroma et le Maroc),
fut la cause de plusieurs guerres entre les ‘Zianides’
dynastie Berbère de Tlemcen (1235-1550) et leur cousin du Maroc les
‘Mérinides’
(1269-1464), et passa des mains des uns a celle des autres. A la fin du
xiii siècle, elle passa des mains des ‘Merinide’ à
celle de la tribu Berbère des ‘Matghara’. Puis au xiv siècle elle
retomba une dernière fois au pouvoir des ‘Zianides’
jusqu’au début du xvi siècle lors de la prise de Tlemcen par les Turcs
en 1518.
Jusqu’à présent tous ces
événements ont
contribués activement à créer et façonner le langage de la région,
l’arabe étant maintenant la langue la plus répondue, eu a se mélanger
aux différent types de dialectes Berbères et autres, mais c’est aussi
sous la domination Turc que ce langage va connaître de grands
bouleversements ; en effet c’est en cette période que Taount
devenait Djamàa-Ghazaouet
(la réunion des expédition guerrières), un nid de pirates et de
forbans, les fameux pirates Barbaresques, cette population hétérogène,
comprenait des Arabes, des Berbères, des Maures Andalous, des Turcs
renégats etc.…, ces écumeurs de mers s’emparaient des cargaisons des
navires qui passaient près de leur rivage et enlevaient sans hésiter
des femmes pour en faire des esclaves ou leur épouses, de tout ce beau
monde en ressortie une génération d’un type particulier remarquée la
première fois par le lieutenant-colonel de Montagnac en 1844 lorsque
les Français débarquaient sur ce point du littoral ouest :
« ce
ramassis de masures informes est un nid de forbans qui fournissait
d’audacieux pirates…ils ont dut aussi, dans leurs expéditions, enlever
quelque femmes surtout des Espagnoles et des Italiennes de cette
différence dans le type et cette recherche dans la mise qu’on ne
remarque pas chez les femmes Arabes. »¹, de cet
amalgame de
civilisations, de cultures, de religions et de races dans un si petit
endroit en résultat l’embryon de ce qui deviendra le Ghazaoueti
d’aujourd’hui.
Après l’occupation Turc, la région était alliée aux tribus des
‘Matghara’,
puis fut en bute aux convoitises des ‘Chorfa’ du
Maroc qui l’envahirent en 1651 et en 1678/79. Enfin sous le dernier
‘Dey
Houssein’, la région était dirigée par la confédération
Ottomane de ’Souahliya’ jusqu'à l’arrivée des
Français en 1844.
L’occupation Française et son
impact sur le
langage de Ghazaouet est d’autant plus important que c’est le dernier
grand évènement géopolitique depuis l’indépendance de l’Algérie.
La plage de ‘Djamàa-Ghazaouet
, qui deviendra
‘Nemours’ en 1846 (par ordenance royale en l’honneur du deuxième fils
du roi Louis-Philipe et de le reine Amélie, Duc de Nemours), fut
choisie pour le ravitaillement des troupes de ‘Maghnia’(50Km à l’ouest
de Ghazaouet, frontière Algéro-Marocaine). La bourgade de ‘Taount’
fut complètement rasée après avoir été abandonnée par ses habitants le
26 septembre 1845.
La colonisation installée, de
grands
bouleversements sociaux commencèrent à opérer leurs effets. La
population était désormais plus hétérogène que jamais,
composée : -D’autochtones issus de tout les
mélanges dont on a fait le récit antérieurement.
-D’européens:d’abord les négociants fondateurs de la ville,
des
Français principalement avec quelques Espagnols, Italiens et Israélites
venus du Maroc. puis les jardiniers et cultivateurs (non
propriétaires), presque tous des Espagnols. -Et enfin de
Marocains originaires des tribus berbères des ‘Beni-Isnàsen’.
Le contact social
entre ces communautés,
l’éducation des écoles Françaises et l’enseignement de l’arabe dans les
écoles coranique, de tout cela, en résultat à l’indépendance, une
population qu’on peut classer en deux catégories : les
instruits
qui sont la génération qui a eu dans sa majorité l’éducation
laïque Française et qui sera à même de prendre les rennes de
la
société, et les non instruits beaucoup plus nombreux.
L’éducation en langue
Française continua
quelques années après l’indépendance, jusqu’à l’arrivées de l’arabe
classique dans les écoles grâce à des instituteurs et professeurs du
monde Arabe, elle se généralisa peu à peu jusqu’à aujourd’hui.
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